Aristote les Topiques

Aristote « les Topiques », extrait, livre I chapitre 9 :

Après cela, il faut donc définir les genres des attributions dans lesquelles interviennent les quatre [modalités] dont nous avons parlé. Or elles sont au nombre de dix : ce que [la chose] est, en quelle quantité, de quelle qualité, en relation à quoi, où, quand, [qu’elle] est disposée, a, fait, subit.

Toujours, en effet, l’accident, le genre, le propre et la définition se trouvera dans l’une de ces attributions. Car toutes les propositions [qui se font] par eux signifient ce que [la chose] est, ou en quelle quantité [elle est], ou de quelle qualité [elle est], ou l’une des autres attributions. Par ailleurs, il est évident de soi que celui qui signifie ce que [la chose] est signifie tantôt une substance, tantôt en quelle quantité [une chose est], tantôt de quelle qualité [une chose est], tantôt l’une des autres attributions. Car, quand, à propos d’un homme, on dit que c’est un homme ou [que c’est] un animal, on dit ce qu’il est et on signifie une substance; quand, par ailleurs, à propos d’une couleur blanche, on dit que c’est blanc ou [que c’est] une couleur, on dit ce qu’elle est et on signifie de quelle qualité [une chose est].

Semblablement encore, si, à propos d’une grandeur d’une coudée, on dit que c’est long d’une coudée [ou que c’est] une grandeur, on dit ce qu’elle est et on signifie en quelle quantité [une chose est]. Et il en va semblablement aussi pour les autres [attributions]. En effet, chacune des [attributions] de cette nature, pour autant qu’elle-même se trouve dite d’elle-même, ou que c’est son genre qui s’en trouve dit, signifie ce que [la chose] est; quand, par ailleurs, c’est d’autre chose [qu’elle se trouve dite], elle ne signifie pas ce que [la chose] est, mais en quelle quantité ou de quelle qualité [la chose est], ou l’une des autres attributions.

En conséquence, sur quoi portent les raisons et de quoi elles sont issues, c’est cela et de ce nombre. Comment, par ailleurs, nous l’obtiendrons et par quoi nous en abonderons, c’est ce qu’on doit dire par après.

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