l’enfer, c’est les autres

Que signifie la célèbre formule de Huis-Clos de Jean-Paul Sartre : « L’enfer, c’est les autres »?
Pourquoi autrui nous conduirait-il en enfer s’il n’est après tout qu’un paisible alter ego? Que sait-il de moi ? Quel pouvoir a-t-il sur moi?
Lecture possible: Huis-Clos de Jean-Paul Sartre.sartre

Une réflexion au sujet de « l’enfer, c’est les autres »

  1. Envoyé le 02/11/2015 à 15:49
    On pourrait commencer par suggérer des distinctions relatives ceux qu’on appelle « les autres » – et aussi « l’autre « .

    L’effet du regard d’autrui,. peut-être d’ailleurs pas de son effet « réel » mais de l’expérience qu’on en fait ou croit en faire, produit, par exemple, de la chosification, de l’essentialisation, etc…L’assignation identitaire pourrait être considérée comme une des modalités de cette chosification.

    Cette expérience du regard de l’autre que le sujet éprouve vaut aussi pour cet autre (ces autres) qui ne sont pas moins – eux aussi – des sujets. « L’enfer, c’est les autres » n’exprimerait-il pas une forme de la mauvaise réciprocité, d’une espèce de l’inversion de la sollicitude, de la bienveillance (certaines formes de sollicitudes peuvent être envahissantes ?

    On peut aussi distinguer plusieurs figures des autres (de l’autre) tel(s) qu’on se le(s) représente, ainsi que des expériences que chacun en fait et qui « vont avec » :

    - d’abord parce que chacun, modestement, ne doit pas oublier qu’il est d’abord un SINGULIER et non le représentant d’un collectif ou d’un universel : l’autres (les autres) ne sont pas soi-même, ils sont de VRAIS AUTRES, plus ou moins différents, mais en tout cas distincts ;
    - ensuite il y a toutes sortes « d’autres » : :

    – celui qui est inconnu et dont on peut penser tout ce qu’on veut d’inquiétant ; on s’en méfie ;
    – le « bon autre » qui est connu (ou qu’on croit connaître) et qui, au final vous ressemble en gros : c’est celui en qui on a confiance ;
    – l’autre « comme soi-même connu », qui peut être semblable ou différent (ces différences étant « plaisantes ») : l’ami(e)?
    – l’autre comme ennemi bien connu (ou supposé connu)
    – l’autre redouté et plutôt inconnu en qui on n’a pas confiance.
    – l’autre trompeur, inconnu que l’on croyait connaître ;
    – l’autre comme inconnu absolu (celui « d’une autre planète ») et qui peut on non inspirer de la curiosité
    Cette liste n’est pas exhaustive…

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