nous affranchir des frontières

Cette soirée qui s’est déroulée exceptionnellement au relais et non au café « chez Agnès » était organisée par Philopantin et les bibliothèques de Pantin-Est Ensemble. Le sujet de cette séance était le suivant :   »  Pouvons-nous nous affranchir des frontières ? » Vous pouvez trouver ci-joint le propos introductif de Grégory Darbadie sur ce sujet.

Deux intervenants extérieurs ont participé à cette séance et ont présenté, à cette occasion, leurs livres respectifs :

– Denis Lemasson, médecin-écrivain, a longtemps fait partie de Médecins sans frontières. Le titre de son roman est : « Nous traverserons ensemble » (Plon).

 Fantah Touré,  née à Paris,  est professeur de lettres. Elle enseigne en région parisienne depuis 2010. Elle a partagé sa vie entre la France, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Le titre de son roman est : « Disculpées » (éditeur : Présences africaines). Voir ici son propos.

Enfin, un(e) bibliothécaire de Pantin-Est Ensemble a présenté rapidement  quelques ouvrages traitant de telle ou telle frontières : Etats-Unis-Mexique, centre d’enregistrement des immigrants d’Ellis Island, à New-York..

Voici le propos de chacun de ces deux ouvrages :

-a) « nous traverserons ensemble » : en plein Paris, Zaher, un jeune réfugié afghan, meurt poignardé sous les yeux de Luc, qui échoue à le réanimer. Pourquoi a-t-il été assassiné ? Qui était-il ? Luc reconstitue le parcours de la victime et découvre, au fil de ses rencontres dans les rues de la capitale, le monde invisible des exilés.

À son enquête se mêlent les voix d’un gamin de Kaboul et d’un mystérieux traducteur afghan qui relatent leur stupéfiante odyssée pour rejoindre Paris. Luc en est convaincu : ce n’est qu’en comprenant l’histoire de ces destins brisés par la guerre qu’il approchera la vérité du meurtre.

Réflexion sur le nomadisme  ( éloge des échanges entre élites ; stigmatisation des déplacements des travailleurs en flux)

b)  « Disculpées » : incarcérée à la suite d’un crime dont elle s’est rendue coupable, Aïcha fait le bilan de sa vie de femme et surtout des frustrations de sa vie  conjugale. Cette introspection sobre, sans concession, qui ne verse pas dans l’autojustification, lui permet d’examiner la chaîne des malentendus et des souffrances, des non-dits et des silences qui ont engendré le drame. Venant en contrepoint au journal d’Aïcha, deux lettres de sa mère permettent de faire entendre une autre voix qui croise et complète la première

Par Grégory Darbadie, professeur de philosophie

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